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Garantie loyers impayés (GLI) 2026 : comparatif Visale, assureurs privés et caution

Mis à jour le 6 juin 2026 · Rédigé par La rédaction de Serenibail · 12 min de lecture · Sources officielles citées

Pour se protéger d'un loyer impayé, un bailleur a trois options principales : la garantie Visale (caution gratuite d'Action Logement, réservée à des locataires éligibles), une GLI privée (assurance payante de 2,5 % à 3,5 % du loyer charges comprises, ouverte à plus de profils) ou une caution solidaire (un garant). Ces protections ne se cumulent pas sur un même bail, sauf locataire étudiant ou apprenti.

Vous mettez un logement en location et vous voulez vous prémunir contre le risque numéro un du bailleur : le locataire qui cesse de payer. Trois grandes solutions existent en 2026 : la garantie Visale d'Action Logement, gratuite mais réservée à certains profils ; la garantie loyers impayés (GLI) souscrite auprès d'un assureur privé, payante mais plus large ; et la caution solidaire, c'est-à-dire un garant personne physique. Le piège, c'est de croire qu'on peut les empiler : la loi interdit en principe de cumuler ces protections sur un même bail. Ce comparatif vous aide à choisir la garantie adaptée à votre locataire, avec les prix, les conditions d'éligibilité, le tableau Visale / GLI / caution et la fiscalité, le tout sourcé sur les organismes officiels et les assureurs du marché. C'est une information générale qui ne remplace pas l'avis d'un avocat, d'un commissaire de justice ou de l'ADIL de votre département.

L'essentiel

  • Trois protections contre l'impayé : Visale (caution gratuite d'Action Logement), GLI privée (assurance payante, 2,5 % à 3,5 % du loyer charges comprises en moyenne, jusqu'à 5 %) et caution solidaire (un garant).
  • On ne cumule pas : l'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 interdit de demander une caution lorsque le bailleur a souscrit une GLI, à peine de nullité de la caution, sauf locataire étudiant ou apprenti. Visale ne se cumule ni avec une GLI ni avec un autre garant.
  • Visale est gratuite mais l'éligibilité dépend du locataire (jeunes de 18 à 30 ans, salariés sous condition de ressources, étudiants…) et la couverture porte sur les 3 premières années du bail (36 mensualités maximum) depuis le 6 janvier 2026.
  • La GLI privée (Garantme, Unkle, Visale exclu, et de nombreux courtiers/assureurs) couvre des profils plus larges, sans limite de durée pendant le contrat, mais exige un locataire solvable : revenus nets d'environ 2,85 à 3 fois le loyer charges comprises (taux d'effort souvent plafonné à 33 %).
  • La prime de GLI est 100 % déductible des revenus fonciers au régime réel. L'ancien crédit d'impôt de 38 % a été supprimé par la loi de finances pour 2017.

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Les étapes, dans l'ordre

  1. 1

    Évaluer le profil du locataire

    Avant la signature du bail

    Avant de choisir une garantie, regardez qui est votre candidat. Est-il éligible à Visale (jeune de 18 à 30 ans, salarié sous condition de ressources, étudiant, salarié récent) ? Est-il solvable pour une GLI privée (revenus nets ≈ 2,85 à 3 fois le loyer charges comprises, situation professionnelle stable) ? Ce profil oriente le choix.

  2. 2

    Comparer les trois options

    Quelques jours

    Mettez en regard Visale (gratuit, profils ciblés, couverture sur 3 ans / 36 mensualités), la GLI privée (payante, 2,5 % à 5 % du loyer CC, plus large et sans limite de durée, déductible) et la caution solidaire (gratuit mais dépend d'un garant solvable). Tenez compte de l'étendue (frais de procédure, dégradations) et de la durée.

  3. 3

    Vérifier l'absence de cumul interdit

    Avant la signature

    Rappelez-vous qu'on ne cumule pas : pas de garant si vous prenez une GLI (sauf étudiant ou apprenti), et Visale exclut à la fois GLI et autre caution. Choisissez une seule protection par bail pour ne pas frapper de nullité le cautionnement.

  4. 4

    Pour Visale : vérifier le visa et signer le contrat de cautionnement

    Avant la signature du bail

    Si vous retenez Visale, demandez au locataire son visa certifié, vérifiez-le sur votre espace bailleur visale.fr (validité + plafond de loyer couvert), puis signez le contrat de cautionnement AVANT de signer le bail. Un bail signé avant le contrat de cautionnement n'est pas couvert.

  5. 5

    Pour une GLI privée : souscrire et faire valider le dossier

    À la mise en location

    Si vous retenez une GLI, demandez plusieurs devis (assureurs, courtiers comme Garantme ou Unkle, contrat collectif via agence), comparez taux, plafonds, durée, franchise et délai de carence, souscrivez, puis transmettez à l'assureur le dossier complet du locataire pour validation de son éligibilité. Conservez l'attestation.

  6. 6

    En cas d'impayé : déclarer dans les délais et engager la procédure

    Dès le 1er impayé ; déclaration selon les délais du contrat / de Visale

    Relancez dès le premier impayé, puis mettez le locataire en demeure par lettre recommandée. Déclarez le sinistre à votre assureur (souvent sous 30 à 90 jours) ou à Action Logement (mise en demeure sous 15 jours, déclaration sous 30 jours pour Visale). En parallèle, faites délivrer un commandement de payer par commissaire de justice : 6 semaines de régularisation pour les baux conclus depuis le 29 juillet 2023.

Qu'est-ce que la GLI et pourquoi se protéger

La garantie loyers impayés, ou GLI, désigne au sens strict une assurance souscrite par le propriétaire bailleur pour être indemnisé lorsque son locataire cesse de payer. Mais dans le langage courant, on regroupe souvent sous l'étiquette « garantie contre les impayés » trois dispositifs qui répondent au même besoin : la GLI privée (assurance), la garantie Visale (caution publique gratuite d'Action Logement) et la caution solidaire (un garant personne physique). Tous visent à sécuriser le paiement du loyer, mais ils n'ont ni le même prix, ni les mêmes conditions, ni la même étendue.

L'enjeu est réel : un impayé peut durer des mois avant l'expulsion, car la procédure judiciaire est longue et la trêve hivernale suspend les expulsions du 1er novembre au 31 mars. Pendant ce temps, le bailleur continue d'assumer le crédit, la taxe foncière et les charges. Une garantie bien choisie transforme ce risque en une simple démarche de déclaration à l'assureur ou à Action Logement, qui avance les sommes dues.

La règle d'or, souvent ignorée : ces protections ne se cumulent pas sur un même bail. Choisir, c'est d'abord regarder le profil de votre locataire (est-il éligible à Visale ? est-il solvable pour une GLI privée ?) puis arbitrer entre gratuité, étendue de la couverture et durée de garantie.

Une garantie, pas un substitut à la procédure

Aucune de ces protections ne met fin au bail ni ne récupère le logement à votre place. Elles indemnisent les sommes impayées ; pour reprendre le logement, il faut toujours passer par le commandement de payer puis l'expulsion. La garantie et la procédure judiciaire se mènent en parallèle.

Prix de la GLI privée en 2026 : combien ça coûte

En 2026, le coût d'une GLI privée s'exprime sous forme d'un taux annuel appliqué au loyer charges comprises. La fourchette la plus couramment observée sur le marché se situe entre 2,5 % et 3,5 % du loyer charges comprises, certains contrats descendant jusqu'à 2,3 % et d'autres montant jusqu'à 5 % selon l'étendue des garanties. La cotisation est généralement prélevée chaque mois.

Le tarif dépend du mode de souscription. Un contrat collectif, souscrit via une agence immobilière ou un gestionnaire, est souvent moins cher (de l'ordre de 1,5 % à 3 % du loyer annuel) car le risque est mutualisé sur un grand parc. Un contrat individuel, souscrit directement par le bailleur auprès d'un assureur ou d'un courtier (Garantme, Unkle, Luko, et de nombreux acteurs traditionnels), se situe plutôt entre 2 % et 5 % du loyer annuel. Ces taux sont des pratiques de marché : vérifiez toujours le devis personnalisé.

Concrètement, pour un loyer de 800 € charges comprises et un taux de 3 %, comptez une cotisation indicative de l'ordre de 24 € par mois, soit environ 290 € par an. Pour un loyer de 1 200 €, la cotisation tourne autour de 36 € par mois. Plus le loyer est élevé, plus la prime progresse : c'est une règle proportionnelle simple.

  • Taux moyen courant : 2,5 % à 3,5 % du loyer charges comprises ; jusqu'à 5 % selon les garanties
  • Contrat collectif (via agence / gestionnaire) : souvent 1,5 % à 3 % — risque mutualisé
  • Contrat individuel (en direct ou via courtier) : plutôt 2 % à 5 %
  • Exemple : loyer 800 € CC à 3 % ≈ 24 €/mois (≈ 290 €/an) ; loyer 1 200 € CC ≈ 36 €/mois
  • À comparer : plafonds d'indemnisation, durée de prise en charge, franchise, délai de carence, couverture des dégradations et des frais de procédure

Le tarif ne fait pas tout

Deux GLI au même taux peuvent offrir des protections très différentes. Comparez le plafond global d'indemnisation, le nombre de mois de loyer couverts, le montant pris en charge pour les dégradations, l'existence d'un délai de carence et le délai de déclaration du sinistre, pas seulement le pourcentage.

Conditions d'éligibilité du locataire à une GLI

Une GLI privée n'est pas accordée pour n'importe quel locataire : l'assureur vérifie sa solvabilité sur dossier avant la signature du bail. Si le candidat ne remplit pas les critères, l'assureur peut refuser de le garantir, et un impayé survenu avec un locataire non éligible n'est pas indemnisé. C'est la principale limite de la GLI par rapport à Visale, qui accepte des profils plus fragiles.

Le critère central est le taux d'effort. La plupart des assureurs exigent que les revenus nets du locataire représentent au moins 2,85 à 3 fois le montant du loyer charges comprises, ce qui revient à un taux d'effort (part du loyer dans les revenus) généralement inférieur ou égal à 33 %. Ces seuils sont des pratiques de marché propres à chaque assureur, et non un minimum fixé par la loi. Les revenus pris en compte sont en général les salaires nets, parfois complétés par certaines aides (allocations logement, allocations familiales selon l'assureur).

S'y ajoute une exigence de stabilité professionnelle : CDI hors période d'essai, fonctionnaire titulaire, retraité, ou travailleur indépendant justifiant de bilans positifs (souvent une ancienneté de plusieurs années). Les CDD, intérimaires, étudiants et profils précaires peuvent être acceptés sous conditions d'ancienneté ou avec un garant, selon les contrats. Pour constituer le dossier, l'assureur demande généralement la pièce d'identité, le contrat de travail, les trois derniers bulletins de salaire et le dernier avis d'imposition, dans la limite des pièces autorisées par décret.

L'éligibilité s'apprécie à l'entrée

Réunissez et conservez les justificatifs de solvabilité au moment de la signature du bail. Un dossier incomplet ou un locataire non éligible peut entraîner un refus d'indemnisation le jour de l'impayé. Si votre locataire n'est pas éligible à une GLI privée, regardez s'il l'est à Visale.

Visale (Action Logement) : la caution gratuite

La garantie Visale est une caution locative entièrement gratuite d'Action Logement, l'organisme paritaire financé par la Participation des employeurs à l'effort de construction (l'ancien « 1 % logement »). Ni le locataire ni le bailleur ne paient quoi que ce soit. Action Logement se porte caution du locataire : en cas d'impayé, l'organisme indemnise le bailleur puis se retourne contre le locataire pour récupérer les sommes avancées.

C'est le locataire qui obtient le visa sur visale.fr ; le bailleur doit ensuite vérifier ce visa certifié et signer le contrat de cautionnement AVANT de signer le bail. Sont notamment éligibles les jeunes de 18 à 30 ans (jusqu'à la veille de leur 31e anniversaire, sans condition de ressources dans la limite des plafonds de loyer), les salariés du privé ou agricole de plus de 30 ans sous condition de ressources, les salariés récemment embauchés ou en mobilité, les étudiants et alternants, et certains profils complémentaires.

Depuis les évolutions du 6 janvier 2026, Visale couvre jusqu'à 36 mensualités de loyers et charges impayés, pour des impayés survenant durant les 3 premières années du bail dans le parc privé, plus certaines dégradations dans la limite de 2 mois de loyer et charges. Au-delà de cette fenêtre de 3 ans, l'impayé n'est plus indemnisé. Vérifiez les plafonds de loyer et les conditions à jour sur visale.fr, car c'est le montant inscrit sur le visa qui fait foi.

Gratuit, mais pas automatique

La gratuité ne dispense pas de respecter la procédure : vérifier le visa certifié, signer le contrat de cautionnement sur visale.fr, puis seulement signer le bail. La plupart des refus d'indemnisation viennent d'un bail signé avant le contrat de cautionnement ou d'une déclaration d'impayé hors délai.

Tableau comparatif : Visale, GLI privée et caution solidaire

Les trois solutions répondent au même besoin mais s'adressent à des profils et à des budgets différents. Le tableau ci-dessous résume les critères décisifs en 2026. Rappel essentiel : elles ne sont pas cumulables entre elles sur un même bail (sauf l'exception étudiant/apprenti pour le cumul GLI + caution, détaillée plus bas).

  • Coût pour le bailleur — Visale : gratuit. GLI privée : payant, 2,5 % à 3,5 % du loyer CC en moyenne (jusqu'à 5 %). Caution solidaire : gratuit (engagement d'un proche).
  • Qui finance — Visale : Action Logement. GLI : l'assureur, contre la prime du bailleur. Caution : le garant personne physique.
  • Éligibilité du locataire — Visale : profils ciblés (18-30 ans, salariés sous condition de ressources, étudiants…). GLI : locataire solvable (revenus ≈ 2,85 à 3 × le loyer CC, situation stable). Caution : dépend de la solvabilité du garant, pas du locataire.
  • Étendue de la couverture — Visale : loyers + charges + dégradations (limites Action Logement). GLI : loyers + charges, et le plus souvent frais de procédure et dégradations selon le contrat. Caution : ce que prévoit l'acte, dans la limite du montant garanti.
  • Durée de garantie — Visale : impayés survenant sur les 3 premières années du bail, 36 mensualités max (depuis le 6 janvier 2026). GLI : sans limite de durée tant que le contrat est en cours. Caution : durée prévue dans l'acte (déterminée ou indéterminée résiliable).
  • Frais de procédure / contentieux — Visale : non pris en charge en tant que tels (Action Logement gère son recouvrement). GLI : souvent inclus (commissaire de justice, avocat). Caution : seulement si l'acte le prévoit et dans la limite garantie.
  • Avantage fiscal pour le bailleur — Visale : aucun (gratuit). GLI : prime 100 % déductible au régime réel. Caution : sans objet.
  • Idéal pour — Visale : jeunes actifs, étudiants, salariés récents, profils fragiles éligibles. GLI : loyers élevés, baux longs, bailleur voulant une couverture large et durable. Caution : relation de confiance avec un garant solvable, ou complément autorisé pour un étudiant/apprenti.

Comment trancher en pratique

Si votre locataire est éligible à Visale, la caution gratuite peut suffire, surtout en début de bail. Pour un loyer élevé, un bail long ou une couverture incluant frais de procédure et dégradations sans limite de durée, la GLI privée est plus adaptée. La caution solidaire reste pertinente quand vous avez un garant fiable et que ni Visale ni GLI ne sont retenues.

Le cumul interdit : caution + GLI, sauf étudiant ou apprenti

C'est la règle la plus méconnue, et la plus risquée à ignorer. L'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 prévoit que le cautionnement ne peut pas être demandé, à peine de nullité, par un bailleur qui a déjà souscrit une assurance ou toute autre forme de garantie couvrant les obligations locatives du locataire. Autrement dit, vous ne pouvez pas, en principe, exiger un garant ET souscrire une GLI sur le même bail.

Si vous le faites malgré tout, c'est le cautionnement qui est frappé de nullité : le garant pourra refuser de payer, et seule la GLI restera valable. La sanction porte donc sur la caution, pas sur l'assurance. La loi prévoit une exception : le logement loué à un étudiant ou à un apprenti, où le cumul GLI + garant est autorisé. Conservez alors la preuve du statut (certificat de scolarité, contrat d'apprentissage).

Même logique pour Visale, qui est juridiquement un cautionnement : elle ne se cumule ni avec une GLI ni avec une autre caution personne physique sur le même bail. La Cour de cassation a confirmé que GLI et Visale remplissent la même fonction (garantir le paiement du loyer) et ne peuvent donc pas se superposer. En 2026, les assureurs refusent d'ailleurs systématiquement de couvrir un logement déjà garanti par Visale.

GLI + garant = caution nulle

Hors étudiant et apprenti, demander un garant alors que vous avez une GLI rend le cautionnement nul. Choisissez une seule protection par bail. En cas de doute sur l'articulation des garanties, rapprochez-vous de l'ADIL ou d'un professionnel du droit.

Déductibilité fiscale de la prime de GLI

Bon point pour le bailleur qui choisit une GLI privée : la prime est intégralement déductible des revenus fonciers, à condition d'être imposé au régime réel (et non au micro-foncier, qui applique un abattement forfaitaire censé couvrir l'ensemble des charges). La prime se déclare alors parmi les primes d'assurance de la déclaration de revenus fonciers (formulaire 2044, ligne dédiée aux primes d'assurance, ou 2044 spéciale).

Attention à une confusion fréquente : il ne s'agit plus d'un crédit d'impôt. L'ancien crédit d'impôt de 38 % pour assurance contre les impayés (article 200 nonies du CGI) a été supprimé par la loi de finances pour 2017. La GLI est désormais une simple charge déductible, comme l'assurance propriétaire non occupant (PNO) ou les autres primes liées au bien loué.

Visale et la caution solidaire, gratuites, n'ouvrent évidemment aucun avantage fiscal puisqu'elles ne génèrent aucune dépense. Sur le plan strictement financier, comparez donc le coût net de la GLI après déduction (la prime moins l'économie d'impôt selon votre tranche) à la gratuité de Visale, en tenant compte de la différence d'étendue et de durée de couverture.

Régime réel ou micro-foncier

La déduction de la prime de GLI n'est possible qu'au régime réel. Si vous êtes au micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %), vous ne déduisez pas la prime séparément. Faites le calcul global avant d'arbitrer entre les deux régimes, idéalement avec un professionnel de la fiscalité.

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Questions fréquentes

Quelle est la meilleure garantie contre les loyers impayés en 2026 ?+

Il n'y a pas de gagnant universel : tout dépend du profil de votre locataire. Visale (caution gratuite d'Action Logement) est imbattable sur le prix mais réservée à des locataires éligibles et limitée aux 3 premières années du bail. La GLI privée est payante (2,5 % à 3,5 % du loyer charges comprises en moyenne) mais ouverte à plus de profils, sans limite de durée, et inclut souvent les frais de procédure et les dégradations. La caution solidaire est gratuite mais dépend d'un garant solvable. Comparez en fonction de l'éligibilité, de l'étendue et de la durée de couverture.

Combien coûte une garantie loyers impayés en 2026 ?+

La GLI privée coûte en moyenne 2,5 % à 3,5 % du loyer charges comprises par an, certains contrats descendant à 2,3 % et d'autres montant jusqu'à 5 % selon les garanties. Un contrat collectif souscrit via une agence est souvent moins cher (1,5 % à 3 %) qu'un contrat individuel (2 % à 5 %). Pour un loyer de 800 € charges comprises à 3 %, comptez environ 24 € par mois (≈ 290 €/an). La garantie Visale et la caution solidaire, elles, sont gratuites.

Visale ou GLI privée : que choisir ?+

Visale convient bien aux jeunes actifs, étudiants, salariés récents et profils éligibles, surtout en début de bail, car elle est gratuite. La GLI privée est plus adaptée aux loyers élevés, aux baux longs et aux bailleurs qui veulent une couverture large (frais de procédure, dégradations) et sans limite de durée. Les deux ne sont pas cumulables sur un même bail : il faut choisir. Si votre locataire est éligible à Visale, commencez par cette option gratuite ; sinon, ou pour une protection plus complète, orientez-vous vers une GLI.

Peut-on cumuler une GLI avec une caution (un garant) ?+

Non, en principe. L'article 22-1 de la loi du 6 juillet 1989 interdit de demander un cautionnement lorsque le bailleur a souscrit une assurance loyers impayés, à peine de nullité de la caution. La seule exception concerne le logement loué à un étudiant ou à un apprenti, où le cumul GLI + garant est autorisé. Hors ce cas, si vous cumulez, c'est le cautionnement qui est nul, pas la GLI.

Visale est-elle cumulable avec une autre garantie ?+

Non. Visale est juridiquement un cautionnement : elle ne se cumule ni avec une GLI ni avec une autre caution personne physique sur le même bail. La Cour de cassation a confirmé que GLI et Visale remplissent la même fonction et ne peuvent pas se superposer. En 2026, les assureurs refusent d'ailleurs de couvrir un logement déjà garanti par Visale. Vous devez choisir une seule protection.

Quelles conditions le locataire doit-il remplir pour une GLI ?+

Les assureurs exigent en général des revenus nets représentant au moins 2,85 à 3 fois le loyer charges comprises (taux d'effort souvent inférieur ou égal à 33 %) et une situation professionnelle stable : CDI hors période d'essai, fonctionnaire, retraité, ou indépendant aux bilans positifs. Ces seuils sont des pratiques de marché propres à chaque assureur, pas un minimum légal. Les CDD, étudiants et profils précaires peuvent être acceptés sous conditions d'ancienneté ou avec un garant, selon le contrat.

La prime de GLI est-elle déductible des impôts ?+

Oui, à 100 %, à condition d'être imposé au régime réel des revenus fonciers. La prime se déclare parmi les primes d'assurance de la déclaration de revenus fonciers (formulaire 2044). Au régime micro-foncier, qui applique un abattement forfaitaire, aucune déduction de charge réelle n'est possible. L'ancien crédit d'impôt de 38 % a été supprimé par la loi de finances pour 2017 : il s'agit désormais d'une simple charge déductible. Visale et la caution, gratuites, n'ouvrent aucun avantage fiscal.

Questions fréquentes connexes

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Sources officielles

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Chaque guide est rédigé puis recoupé à partir de sources publiques officielles: nous citons les textes applicables et indiquons la date de mise à jour pour que vous puissiez vérifier l'information à la source.

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  • Mise à jour datée : cette page a été vérifiée le 6 juin 2026. La réglementation et les montants évoluent ; en cas de doute, confrontez toujours l'information à la source officielle citée.
  • Information générale, pas un conseil juridique individualisé : ce contenu a une vocation pédagogique. Il ne remplace pas l'analyse de votre situation par un professionnel du droit (avocat, commissaire de justice) ou par l'ADIL de votre département, qui informe gratuitement.

Rédigé par La rédaction de Serenibail Propriétaires bailleurs & rédacteurs spécialisés.

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Information générale, pas un conseil juridique personnalisé. Ce contenu s'appuie sur des sources officielles à jour, mais chaque situation est particulière. Pour un litige complexe ou des montants élevés, faites-vous accompagner par un avocat ou un commissaire de justice.