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Régularisation des charges locatives : la méthode pas à pas pour le bailleur

Mis à jour le 5 juin 2026 · Rédigé par La rédaction de Serenibail · 13 min de lecture · Sources officielles citées

Chaque mois, votre locataire vous verse une provision pour charges en plus du loyer. Mais cette provision n'est qu'une avance, calculée sur une estimation : à un moment, il faut la confronter aux dépenses réelles que vous avez engagées (eau, chauffage, ascenseur, taxe d'ordures ménagères…). C'est la régularisation annuelle des charges, une obligation légale prévue par l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989. Bien faite, elle est neutre et transparente : soit le locataire vous doit un complément, soit vous lui remboursez un trop-perçu. Mal faite, oubliée pendant des années ou gonflée de dépenses non récupérables, elle devient une source de litige et de rappels que le locataire peut contester. Ce guide vous explique calmement la méthode exacte : provisions contre réel, le décompte à envoyer, les justificatifs à tenir à disposition, jusqu'où vous pouvez remonter dans le temps, et quelles charges sont réellement récupérables en 2026. Il ne remplace pas l'avis d'un avocat ou d'un commissaire de justice en cas de litige.

L'essentiel

  • La régularisation des charges confronte les provisions versées par le locataire aux dépenses réelles : s'il a trop payé, vous remboursez ; s'il n'a pas assez payé, vous réclamez un complément (article 23 de la loi du 6 juillet 1989).
  • Elle est obligatoire au moins une fois par an quand le bail prévoit des provisions ; un bail meublé peut au contraire prévoir un forfait de charges, qui lui n'est jamais régularisé.
  • Un mois avant la régularisation, vous devez communiquer au locataire un décompte par nature de charges (et le mode de répartition en immeuble collectif), puis tenir les pièces justificatives à sa disposition pendant 6 mois à compter de l'envoi du décompte.
  • Seules les charges figurant dans la liste limitative du décret n°87-713 du 26 août 1987 sont récupérables : une charge absente de cette liste ne peut pas être réclamée.
  • La prescription est de 3 ans (article 7-1) ; mais attention, ce délai ne commence à courir qu'une fois la régularisation faite : tant que vous n'avez jamais régularisé, le locataire peut réclamer le remboursement de toutes les provisions versées. Et si vous régularisez trop tard, il peut exiger d'étaler le paiement sur 12 mois.

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Les étapes, dans l'ordre

  1. 1

    Attendez de connaître les charges réelles

    À réception des comptes annuels

    Réunissez les dépenses réellement engagées sur la période : factures d'eau et d'énergie, contrats d'entretien, et surtout le décompte annuel de charges récupérables transmis par le syndic si le logement est en copropriété. Vous ne pouvez pas régulariser sur des estimations : il faut le réel.

  2. 2

    Isolez la part récupérable

    Avant le décompte

    Sur l'ensemble des dépenses, ne retenez que les charges figurant dans la liste limitative du décret n°87-713 du 26 août 1987. Écartez les postes non récupérables (gros travaux, honoraires de syndic, taxe foncière). En collectif, appliquez la clé de répartition pour obtenir la quote-part du logement.

  3. 3

    Calculez le solde : réel contre provisions

    Immédiat

    Comparez la quote-part de charges réelles récupérables au total des provisions versées par le locataire sur la période. Réel supérieur aux provisions = complément à réclamer ; provisions supérieures au réel = trop-perçu à rembourser. Notre calculateur de décompte locatif peut vous aider à présenter le résultat clairement.

  4. 4

    Envoyez le décompte par nature, un mois avant

    1 mois avant la régularisation

    Au moins un mois avant la régularisation, adressez au locataire un décompte ventilé poste par poste (eau, chauffage, ascenseur, TEOM…), et, en immeuble collectif, le mode de répartition entre logements et la note d'information sur le chauffage et l'eau chaude collectifs. Un envoi tracé (lettre recommandée ou remise contre signature) sécurise la date.

  5. 5

    Tenez les justificatifs à disposition 6 mois

    Pendant 6 mois après l'envoi du décompte

    Pendant six mois à compter de l'envoi du décompte, gardez à disposition du locataire les pièces justificatives (factures, contrats, décompte du syndic, relevés). Il peut demander à les consulter pour vérifier votre calcul. Les présenter spontanément désamorce la plupart des contestations.

  6. 6

    Réclamez le complément ou remboursez

    Après le décompte

    Si un complément est dû, intégrez-le à l'avis d'échéance ou au décompte locatif. Si vous avez régularisé tardivement (au-delà de l'année civile suivant l'exigibilité), le locataire peut demander à payer par douzièmes sur 12 mois. Si c'est un trop-perçu, remboursez-le ou déduisez-le du prochain loyer en accord avec lui.

  7. 7

    Gardez la prescription de 3 ans en tête

    Prescription 3 ans à compter de la régularisation

    Une fois la régularisation faite, le locataire dispose de 3 ans pour la contester ou réclamer un trop-perçu (prescription triennale, article 7-1). Inversement, tant que vous n'avez jamais régularisé, le délai ne court pas et le locataire peut réclamer le remboursement de toutes les provisions versées. D'où l'intérêt de régulariser chaque année.

Provisions, forfait, réel : de quoi parle-t-on ?

Avant de régulariser, il faut comprendre comment les charges sont payées dans votre bail, car tout en découle. Trois notions reviennent : la provision, le forfait et le réel.

La provision pour charges est le cas le plus courant, et le seul possible en location vide. Chaque mois, le locataire vous verse une somme estimée en plus du loyer (par exemple 80 € de provisions). Ce n'est qu'une avance : à la fin de la période, vous devez la comparer aux dépenses réellement engagées. C'est précisément ce calcul que l'on appelle la régularisation. Si le locataire a versé 960 € de provisions sur l'année mais que sa quote-part de charges réelles s'élève à 1 080 €, il vous doit un complément de 120 €. À l'inverse, s'il a versé 960 € pour 840 € de charges réelles, vous lui remboursez 120 €.

Le forfait de charges est une autre logique, réservée à certaines locations meublées (et au bail mobilité). Le bail fixe un montant forfaitaire de charges, payé chaque mois, qui ne donne lieu à aucune régularisation : ni complément à réclamer, ni trop-perçu à rendre, même si les dépenses réelles diffèrent. Le forfait ne doit pas être manifestement disproportionné par rapport aux charges réelles. Si votre bail meublé prévoit un forfait, la régularisation décrite dans ce guide ne vous concerne pas.

Le « réel », enfin, désigne les dépenses effectivement payées par vous (factures d'eau, contrat d'entretien d'ascenseur, charges de copropriété récupérables, taxe d'enlèvement des ordures ménagères…), dont seule la part récupérable et imputable au locataire entre dans la régularisation.

Le bon réflexe

Vérifiez d'abord ce que dit votre bail : provisions (location vide, ou meublé au choix) = régularisation annuelle obligatoire ; forfait (meublé uniquement) = aucune régularisation. Tout le reste de ce guide concerne les provisions.

La régularisation est annuelle et obligatoire

Quand votre bail prévoit des provisions, l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 impose une régularisation au moins une fois par an. Ce n'est pas une faculté : c'est une obligation, et l'oublier vous expose à devoir tout régulariser d'un coup plus tard, dans des conditions moins favorables (voir plus loin l'étalement sur 12 mois et la question de la prescription).

Concrètement, vous totalisez sur la période les dépenses récupérables que vous avez engagées, vous en déduisez la quote-part qui revient au logement concerné (en immeuble collectif, selon une clé de répartition : tantièmes, surface, nombre d'occupants…), puis vous comparez cette quote-part au total des provisions versées par le locataire sur la même période. La différence est le solde de régularisation : un complément à sa charge, ou un remboursement à la vôtre.

Beaucoup de bailleurs calent leur régularisation sur la réception des comptes de la copropriété, puisque le syndic leur transmet le décompte annuel des charges récupérables. C'est logique : vous ne pouvez établir un décompte juste qu'une fois connues les charges réelles de l'immeuble. Si vous gérez un logement individuel sans copropriété, vous vous appuyez directement sur vos propres factures (eau, contrats d'entretien, taxe d'ordures ménagères).

Le résultat se traduit dans le décompte locatif et, le cas échéant, dans l'avis d'échéance suivant. Un complément se réclame ; un trop-perçu se rembourse ou se déduit du loyer suivant en accord avec le locataire.

Ne laissez pas les années s'accumuler

Régulariser chaque année protège tout le monde. Tant que vous n'avez jamais régularisé, le locataire peut réclamer le remboursement de l'intégralité des provisions qu'il a versées, sans que vous puissiez lui opposer la prescription. Et si vous régularisez tardivement, il peut exiger d'étaler le rappel sur 12 mois.

Le décompte et les justificatifs à fournir

La transparence est au cœur de la régularisation. La loi vous impose deux obligations précises d'information envers le locataire, et les respecter est ce qui rend votre rappel incontestable.

Première obligation : un mois avant la régularisation, vous communiquez au locataire un décompte par nature de charges. Ce décompte doit ventiler les dépenses poste par poste (eau froide et chaude, chauffage, électricité des parties communes, ascenseur, entretien, taxe d'enlèvement des ordures ménagères…) et non donner un simple montant global. En immeuble collectif, vous y ajoutez le mode de répartition entre les locataires (la clé utilisée pour calculer la quote-part) et, pour le chauffage et l'eau chaude collectifs, une note d'information sur les modalités de calcul. Un décompte global, sans détail, ne respecte pas cette obligation.

Seconde obligation : durant six mois à compter de l'envoi de ce décompte, vous tenez les pièces justificatives à la disposition du locataire. Ce sont les factures, les contrats d'entretien, le décompte de charges du syndic, les relevés de consommation. Le locataire (ou une association de locataires qu'il mandate) peut demander à les consulter pour vérifier votre calcul. Vous n'êtes pas tenu de lui en envoyer des copies d'office, mais vous devez pouvoir les présenter sur demande pendant ce délai de six mois.

En pratique, joindre le décompte détaillé et proposer spontanément l'accès aux justificatifs est la meilleure manière d'éviter une contestation. Un locataire qui comprend d'où vient le montant et peut vérifier paie sans discuter ; un locataire à qui l'on présente un chiffre brut, sans explication, se braque et conteste.

  • Le décompte par nature de charges, poste par poste (et non un montant global).
  • Le mode de répartition entre logements en immeuble collectif (la clé de calcul de la quote-part), et la note d'information sur le chauffage et l'eau chaude collectifs.
  • Les pièces justificatives tenues à disposition pendant 6 mois à compter de l'envoi du décompte : factures, contrats d'entretien, décompte du syndic, relevés.
  • Le total des provisions déjà versées par le locataire sur la période concernée.
  • Le solde clair : complément dû par le locataire ou trop-perçu à lui rembourser.

Jusqu'où pouvez-vous remonter ? La prescription de 3 ans

C'est la question qui revient le plus souvent : si vous avez oublié de régulariser pendant plusieurs années, ou si une charge a été facturée tardivement par le syndic, jusqu'où pouvez-vous réclamer ? La réponse repose sur la prescription de trois ans, mais elle réserve un piège qu'il faut bien comprendre.

L'article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 (introduit par la loi ALUR du 24 mars 2014) prévoit une prescription de trois ans pour toutes les actions dérivant du bail, y compris la régularisation et le rappel de charges. Mais attention au point de départ de ce délai : selon la Cour de cassation, il ne court qu'à compter de la régularisation, c'est-à-dire du jour où vous communiquez le décompte au locataire, car c'est seulement à ce moment qu'il peut savoir s'il a trop ou pas assez payé. Tant que vous n'avez jamais régularisé, le délai ne commence pas à courir.

La conséquence est importante, et elle joue contre le bailleur négligent : si vous n'avez jamais régularisé, vous ne pouvez pas opposer la prescription au locataire, qui peut alors réclamer le remboursement de la totalité des provisions versées depuis le début du bail. Régulariser chaque année est donc aussi ce qui fait courir la prescription à votre profit : une fois la régularisation faite et le décompte envoyé, le locataire dispose de trois ans pour la contester ou réclamer un trop-perçu, et au-delà sa demande est prescrite.

Ne confondez pas non plus deux choses : la prescription et l'obligation de régularité annuelle. Si vous n'avez pas régularisé avant la fin de l'année civile suivant celle où les charges étaient exigibles, le locataire peut exiger d'étaler le paiement du rappel sur douze mensualités, sur simple demande de sa part. Le rappel reste dû, mais vous ne pouvez pas en exiger le paiement en une seule fois. Pour une dette importante ou ancienne, faites-vous accompagner par un professionnel du droit.

Les deux délais à retenir

Prescription : 3 ans pour contester ou réclamer un rappel, mais ce délai ne court qu'à compter de la régularisation effective (envoi du décompte). Tant que vous n'avez pas régularisé, vous ne pouvez pas opposer la prescription au locataire. Étalement : si vous n'avez pas régularisé avant la fin de l'année civile suivante, le locataire peut payer le rappel par douzièmes (sur 12 mois) sur demande.

Quelles charges sont récupérables sur le locataire ?

On ne récupère pas n'importe quelle dépense. La liste des charges récupérables est fixée de façon limitative par le décret n°87-713 du 26 août 1987. Limitative signifie une chose simple : seule une dépense figurant dans cette liste peut être réclamée au locataire. Une charge qui n'y figure pas n'est pas récupérable, et toute clause du bail qui prévoirait de la récupérer est réputée non écrite.

Les charges récupérables se rangent en trois grandes catégories. D'abord les dépenses liées aux services et à l'usage du logement et de l'immeuble : eau (froide et chaude), chauffage collectif, électricité des parties communes, fonctionnement de l'ascenseur. Ensuite l'entretien courant et les menues réparations des parties communes et des équipements : nettoyage, entretien des espaces verts, menu entretien de l'ascenseur, ampoules des communs. Enfin certaines taxes et redevances, au premier rang desquelles la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.

À l'inverse, restent à votre charge de propriétaire : les gros travaux et les grosses réparations, le remplacement d'équipements (changer une chaudière, refaire une toiture), les honoraires du syndic, la taxe foncière (hors la part TEOM récupérable) et, plus généralement, tout ce qui relève de la propriété et non de l'usage. La distinction de bon sens : ce qui sert au quotidien d'occupation et à l'entretien courant est récupérable ; ce qui valorise ou répare durablement le bien ne l'est pas.

Si vous récupérez vos charges via le décompte du syndic de copropriété, ce dernier sépare en principe la part récupérable de la part non récupérable. Ne réclamez au locataire que la part récupérable : c'est l'erreur la plus fréquente, et celle qui fait gonfler à tort le rappel.

Liste limitative = pas d'improvisation

Une dépense absente du décret du 26 août 1987 n'est pas récupérable, même si une clause du bail le prévoit (elle est réputée non écrite). En cas de doute sur un poste, vérifiez la liste avant de l'inclure dans le décompte.

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Questions fréquentes

Quelle est la différence entre provisions et forfait de charges ?+

Les provisions sont des avances mensuelles, estimées, qui doivent obligatoirement être régularisées au moins une fois par an en les comparant aux dépenses réelles : vous réclamez un complément ou remboursez un trop-perçu. Le forfait, réservé à certaines locations meublées (et au bail mobilité), est un montant fixe payé chaque mois qui ne donne lieu à aucune régularisation, même si les charges réelles diffèrent. En location vide, seules les provisions sont possibles.

Suis-je vraiment obligé de régulariser les charges chaque année ?+

Oui, dès lors que votre bail prévoit des provisions. L'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 impose une régularisation au moins annuelle. Ce n'est pas une option. Ne pas le faire vous expose à devoir tout régulariser plus tard dans des conditions moins favorables : le locataire pourra exiger d'étaler le rappel sur 12 mois et, surtout, tant que vous n'avez jamais régularisé, il peut réclamer le remboursement de l'intégralité des provisions qu'il a versées.

Jusqu'à combien d'années en arrière puis-je réclamer un rappel de charges ?+

La prescription est de 3 ans (article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989, issu de la loi ALUR de 2014), mais ce délai ne commence à courir qu'à compter de la régularisation, c'est-à-dire de l'envoi du décompte au locataire. En pratique, vous régularisez sur la base des comptes connus, en n'incluant que des charges justifiées. Méfiance toutefois : tant que vous n'avez jamais régularisé, la prescription ne court pas en votre faveur, et le locataire peut réclamer le remboursement de toutes ses provisions. Pour un rappel ancien ou conséquent, l'avis d'un professionnel du droit est recommandé.

Quels documents dois-je fournir au locataire pour la régularisation ?+

Un mois avant la régularisation, vous devez lui communiquer un décompte par nature de charges, c'est-à-dire ventilé poste par poste (eau, chauffage, ascenseur, taxe d'ordures ménagères…), et, en immeuble collectif, le mode de répartition entre logements et une note d'information sur le chauffage et l'eau chaude collectifs. Ensuite, pendant six mois à compter de l'envoi de ce décompte, vous devez tenir à sa disposition les pièces justificatives (factures, contrats d'entretien, décompte du syndic) qu'il peut demander à consulter.

Quelles charges puis-je récupérer sur mon locataire ?+

Uniquement celles figurant dans la liste limitative du décret n°87-713 du 26 août 1987 : les dépenses liées aux services et à l'usage (eau, chauffage collectif, électricité des communs, ascenseur), l'entretien courant et les menues réparations des parties communes, et certaines taxes comme la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Une charge absente de cette liste n'est pas récupérable, même si une clause du bail le prévoit : cette clause est réputée non écrite.

Le locataire peut-il exiger d'étaler le paiement du rappel de charges ?+

Oui, dans un cas précis. Si vous n'avez pas régularisé les charges avant la fin de l'année civile suivant l'année où elles étaient exigibles (autrement dit, en cas de régularisation tardive), le locataire peut, sur simple demande, exiger de payer le rappel par douzièmes, c'est-à-dire étalé sur douze mensualités. Le rappel reste dû, mais vous ne pouvez pas en réclamer le paiement en une seule fois.

Que faire si le locataire conteste le montant des charges ?+

Présentez-lui le décompte détaillé par nature et donnez-lui accès aux pièces justificatives (vous y êtes tenu pendant 6 mois à compter de l'envoi du décompte). Le plus souvent, un locataire qui peut vérifier d'où vient le montant accepte de payer. En cas de désaccord persistant, vous pouvez saisir gratuitement la commission départementale de conciliation, voire le juge des contentieux de la protection. Vérifiez aussi que vous n'avez réclamé que des charges récupérables. En cas de litige sérieux, l'appui d'un avocat est utile.

Dois-je rembourser le locataire s'il a trop versé de provisions ?+

Oui. La régularisation fonctionne dans les deux sens. Si le total des provisions versées dépasse la quote-part de charges réelles récupérables, le surplus appartient au locataire : vous devez le lui rembourser, ou le déduire d'une échéance de loyer à venir si vous en convenez ensemble. Une fois la régularisation faite, le locataire dispose de 3 ans pour réclamer ce trop-perçu si vous l'oubliez.

La régularisation de charges peut-elle figurer dans un commandement de payer ?+

Oui, mais à condition d'être établie et justifiée. Tant que la régularisation annuelle n'est pas faite, vous ne pouvez réclamer que les provisions prévues au bail. Un complément de charges ne peut entrer dans un décompte de dette (et donc dans un commandement de payer) qu'une fois la régularisation calculée et justifiée par les relevés. Réclamer un complément non régularisé fragilise la procédure : faites établir le commandement par un commissaire de justice.

Sources officielles

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Information générale, pas un conseil juridique personnalisé. Ce contenu s'appuie sur des sources officielles à jour, mais chaque situation est particulière. Pour un litige complexe ou des montants élevés, faites-vous accompagner par un avocat ou un commissaire de justice.